dimanche, 12 février 2006
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« MAHOMET Le divin Mahomet enfourchait tour à tour Son mulet Daïdol et son âne Yafour; Car le sage lui-même a, selon l'occurrence, Son jour d'entêtement et son jour d'ignorance. » Victor Hugo, la légende des siècles livre premier.
Je me demande si ces mots feraient à leur tour se « soulever » les intégristes musulmans, ceux là même qui hurlent au blasphème (ou je ne sais quel est le mot à employé n’étant pas vraiment une croyante en quelque religion que ce soit) lorsqu’un dessin vient à représenter leur prophète. Je ne soutiens pas Charlie Hebdo pour ses caricatures, après une longue discutions enflammée avec mon père, je me suis rangée à son avis : la provocation est inutile (surtout quand on à affaire à ces gens là, l’intégrisme est un synonyme de connerie dans mon vocabulaire) et elle peut même se révéler dangereuse si certains s’en servent pour justifier des guerres aux nom de je ne sais trop quoi comme la guerre en Irak où même une future guerre en Iran. Mais je me pose tout de même des questions. Comment la religion peut elle à ce point manipuler les masses ? Qu’on s’indigne d’une caricature, oui. Mais que des manifestations à ce que j’ai compris violentes éclatent un peu partout et s’en prenne à la liberté de la presse, je ne comprends pas. Qui a dis que la religion était l’opium du peuple ? |
22:08 Publié dans Des fois j'me pose des questions quand même! | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : la légende des siècles, musulman, caricatures, mahomet, charlie hebdo


Commentaires
Je suis tout à fait d'accord avec toi, la religion n'a aucune importance. Et si certains religieux sont tout à fait respectable (comme l'Abbé Pierre), ce n'est que grâce à ce qu'il font en plus de cela.
Si les religions faisaient passer des messages de paix, on pourrait se réjouir de leur existance. Mais c'est malheureusement rarement le cas.
Ecrit par : Colas | lundi, 13 février 2006
Désolé mon cher Colas, mais dire que la religion n'a aucune importance est une belle connerie. Sans religion (quelle que soit cette dernière au fond, peu importe), la patrimoine de l'humanité serait réduit à la galerie marchande de Porte-des-Alpes, soit pas grand chose... (ou la totalité du monde, pour la conscience esseulée végétant dans ses miasmes...).
Au sujet du message de paix réclamé à corps et à cri, il convient de rappeler que les écrits saints en fourmillent... Alors oui, j'en conviens, cela n'a pas évité le déferlement de guerre saintes de tout poil (qui, bien souvent, dissimulaient des intérêts autrement plus séculiers que spirituels)... mais il n'empêche. En outre, les religions à prétention universalistes comme le sont les 2 dernières du Livre ne peuvent manquer, par l'exigence de la conversion et le devoir de prosélytisme, de donner lieu à la guerre. Après tout, on ne fait la paix qu'avec son ennemi (sinon la paix n'a aucune raison d'être). Bien entendu, les missions de conversion peuvent s'avérer relativement pacifiques... mais pas dès lors que le sort de tout une communauté de croyants est en jeu. Cela n'excuse rien, mais analyser les déferlements de violence par le seul prisme de la religion, c'est manifestement prendre des vessies pour des lanternes... et du coup, passer à côté du problème - qui, comme tout problème de grande échelle, s'avère infiniment complexe.
Les rêves d'un monde sans religion ne vont pas sans leur lot de massacres et autre joyeusetés... Rappelons tout de même que, durant la Terreur, les "Enragés" menés par Hebert n'ont pas été avare en violence et persécution durant leur entreprise de déchristianisation forcée... Rappelons aussi qu'à cette déchristianisation foirée a succédé le culte de l'Etre Suprême (une raison déifiée) instauré par Robespierre, dans la droite ligne de l'héritage rousseauiste... Tiens donc... un monde sans religion est-il possible ??? Ha ! Oui, visiblement... Mais un monde dépourvu de croyance (les prétentions rationnalistes en sont la preuve) et de religiosité ne l'est pas. Aujourd'hui, nous avons troqué la foi en Dieu contre la croyance en l'objet, à la matière brute et en le "moins-que-rien érigé en pauvre déité impuissante" (c'est-à-dire en une vision que nous nous faisons de nous-même, isolé de tout ce qui lui donne vraiment sens)... Nous croyons progresser, sûrs de notre pseudo excellence qui pousse telle une mauvaise herbe à l'ombre de notre vanité bêlante, alors même que nous adorons le Veau d'Or et que nous adulons les marchands du temple (le temple est désormais global), ceux-là même que Jésus avait pourtant chassé...
PS : je n'ai pas reçu d'éducation religieuse dans mon enfance, n'est pas été baptisé, n'appartient à aucune Eglise et pourtant... j'ai bien du mal à ne pas voir l'athéisme comme une autre forme de l'obscurantisme, à peu près aussi néfaste que l'extrêmisme religieux (qui, bien souvent, naît d'une "misère de l'homme sans Dieu", cf. les born again aux USA, ou les déracinés poseurs de bombe - mais ignares quant à la substance même de leur croyance... à méditer !). Si l'extrêmisme religieux anime les damnés de la Terre, l'athéisme m'apparaît comme la caution intellectuelle d'un égoïsme bourgeois, suffisant et foncièrement matérialiste... En gros, c'est "l'union fait la force" contre "chacun pour sa gueule".
Ecrit par : AQW | jeudi, 16 février 2006
"n'est pas été baptisé".... pfffff.... voilà comment sabrer un comm' en deux temps trois mouvements suite à une faute de grammaire.
A chier aqwel !
Ecrit par : AQW | jeudi, 16 février 2006
C'est vrai que les religions ont permis au monde d^'etre ce qu'il est aujourd'hui, de même que les guerres, les massacres, et tout cela.
Mais peut-on aujourd'hui décréter que l'effet des religions est positif ?
Je ne pense pas. Pas plus que l'effet de la colonisation n'a eu d'autre avantage que d'apporter l'électricité.
Je veux bien que la religion aité été nécessaire par la passé, mais aujourd'hui grâce à la science je pense que l'on en a pas plus besoin. Cela ne veut pas dire qu'il faut supprimer les cultes, mais donner la possiblité aux gens qui n'eu veulent pas de ne pas y ête exposés.
C'est un peu comparable aux fumeurs qui ne doivent pas géner les non-fumeurs ...
Ecrit par : Colas | jeudi, 16 février 2006
La science n'épuisera jamais le divin, n'apportant pas les mêmes réponses, et ne répondant pas aux mêmes exigences. Si la science tient à prendre la place du religieux, alors ce n'est ni plus ni moins que de l'imposture, appelée "scientisme", fruit des préjugés "progressistes" du XIXème siècle (et dont Comte et Pasteur sont les figures de proue)... ce serait autant une imposture que lorsque le religieux prétend se substituer à la science. La question du rapport entre science et foi, croyance et raison (etc...) fait partie des incontournables de la philosophie, depuis au moins 2 millénaires et des cacahuètes (et je dis bien "au moins").
Le fait que les premiers traces d'humanités furent des stèles religieuses (alors même que l'homme n'était pas encore un être parlant) est un des signes de la permanence du divin (au moins de son sentiment - pour les plus sceptiques).
Quant à ta comparaison entre les fumeurs et les religieux, je ne la saisis tout simplement pas. Une croix, une kippa, une barbe un peu longue, un crâne huileux surmontant un pyjama orange et j'en passe ne sont pas aussi nocifs à l'environnement que la fumée de mes Havanes sur le visage angélique d'un nourrisson.
Ecrit par : AQW | lundi, 20 février 2006
Pas mal la fin ... c'est de toi ?
Sinon, la vraise science, celle des rares vrais scientfiques sui eurent existé, n'avait pour prétentino de détenir la vérité absolue, mais de garantir la validité de ce qu'elle avançait .. et c'est déjà pas mal je trouve ...
Ecrit par : Colas | lundi, 20 février 2006
En fait, Boris Vian a dit que le travail était l'opium du peuple, non la religion.
Ecrit par : Pops | mardi, 13 octobre 2009
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